L’immunité en réflexologie

Mis à jour : avr. 24


Le 1er antagoniste de l’immunité est le stress !

L’ effet immunosuppresseur du stress sur le système immunitaire est reconnu depuis longtemps.


C’est au niveau hormonal que la partie se joue : le stress provoque une hyper-sécrétion et hyper-production d’adrénaline et de noradrénaline : récepteur β2-adrénergiques.



De nombreuses études sont parues à ce sujet et des recherches sont toujours en cours pour étudier et comprendre plus précisément ce phénomène.


Les chercheurs de l’Inserm, au Centre d'Immunologie de Marseille-Luminy, ont découvert que les récepteurs β2-adrénergiques inhibent tout particulièrement la réponse de certaines cellules immunitaires, les cellules Natural Killer (NK). Ces récepteurs empêchent ces Natural Killer de produire un type de cytokine particulier requis pour permettre l'élimination des virus.



Le 1er effet de la réflexologie est de diminuer le niveau de stress car via le système nerveux parasympathique et les neurotransmetteurs, la réflexologie stimule la sécrétion et la diffusion des « bonnes » hormones : Ocytocine, endorphines, DHEA, mélatonine, sérotonine, dopamine. C'est en augmentant le taux de ces hormones que l'on parvient à réguler l'adrénaline et la noradrénaline (hormones du stress), sinon ce sont ces dernières qui font la loi.



Si déjà nous pouvons agir sur le stress, nous renforçons notre barrière immunitaire mais l’immunité ne repose pas uniquement sur le niveau de stress que nous pouvons supporter.


Elle englobe des multiples parties du corps qu’il fait soutenir d'autant plus que les agresseurs extérieurs sont de plus en plus nombreux, alors préparons-nous de l’intérieur.


Le saviez-vous ?

Un bon fou rire fait non seulement du bien mais est aussi bon pour la santé car il court-circuite la réaction de stress et ses effets immunosuppresseurs.


Malheureusement, cela ne suffit pas c’est pourquoi l’organisme a toute une panoplie d’outils à sa disposition pour faire face à l’agresseur.

Et comme dit le Dc Claude Bernard :

« Le microbe n ‘est rien. Le terrain est tout »

Les meilleurs moments pour renforcer votre immunité c'est :


- Au printemps car c’est une période où vous pouvez être assez fragile (rhume, rhinite, asthme, grippe, gastro-entérite, fatigue, arthrose, anxiété, colère…)


- A l’automne pour passer un agréable hiver sans s'épuiser à lutter contre les microbes ou les maladies de saison et faire une meilleur transition vers le printemps.


Comment s’y prendre et que faire pour renforcer votre immunité ?

Comme je vous disais au début, de nombreuses parties du corps vont rentrer en jeu :

- La lymphe,

- Les ganglions lymphatiques,

- Les amygdales,

- Le thymus,

- La rate,

- L’appendice,

- Les poumons et le diaphragme,

- Le système digestif,

- La moelle osseuse rouge.

1 / La lymphe :


La lymphe est constituée de tissus et organes lymphoïdes, souvent méconnus, j’en conviens, et pourtant ce système est vital pour le fonctionnement cardio-vasculaire, l’absorption et le transport des graisses et bien-sûr l’immunité.



Il restitue dans le système vasculaire environ 3 litres de liquide interstitiel par 24 heures ainsi que des protéines.



Sans le système lymphatique l’appareil cardio-vasculaire finirait par « tourner à vide » et l’organisme serait vulnérable aux attaques des cellules tumorales et des agents infectieux.



L’action des défenses immunitaires est très rapide à condition que les organes communiquent bien entre eux et le lien entre tous repose sur l’unique voie de passage qui les relie : le système cardio-vasculaire.



La lymphe transporte des éléments nutritifs et recueille les déchets déversés dans le sang.


Elle fabrique les lymphocytes et leucocytes (globules blancs) provenant des ganglions lymphatiques. On les trouve principalement dans le cou, les aisselles et l’aine et ils agissent comme une barrière empêchant l’extension de l’infection aux vaisseaux lymphatiques et de là, à l’organisme tout entier.


Le système lymphatique utilise la contraction musculaire qui crée le pompage nécessaire de la lymphe. Le système lymphatique composé de 10 litres de lymphe, (et oui quand même !...) est rempli de millions de valves unidirectionnelles qui permettent à la lymphe de couler dans une seule direction – en général, vers le haut et s'opposant à la pesanteur.

Renforcer son immunité c’est aussi bouger son corps pour activer la lymphe grâce à l'activité des muscles ;-)


La réflexologie plantaire est particulièrement indiquée pour stimuler la lymphe car quoi de mieux que de travailler les pieds pour dynamiser la remontée des liquides organiques.




2 / Les ganglions lymphatiques


Ce sont de petits organes arrondis, disséminés partout dans l'organisme sur le trajet de la circulation de la lymphe (voir schéma ci-dessus).

Ces ganglions lymphatiques sont de véritables petites stations d'épuration de notre corps qui assurent le « nettoyage » de la lymphe et déclenchent rapidement des réactions de défense en cas d’arrivée dans l’organisme d’agents extérieurs de type virus ou bactéries.


Après avoir compris le rôle de la lymphe passons maintenant aux organes lymphoïdes.



3 / les amygdales, le thymus et la rate


Les amygdales jouent un double rôle :

Produisent des anticorps

Filtrent : elles s’opposent au passage de bactéries dans le système respiratoire.

En attirant les microbes elles les détruisent grâce à leurs grandes variétés de cellules immunitaires.

Le thymus : les lymphocytes qu’il produit sont codés de manière à reconnaître et à protéger les tissus du corps.


La rate est le plus volumineux organe lymphoïde qui joue un rôle déterminant dans l’immunité et le processus de renouvellement cellulaire du sang car :

Elle filtre le sang et le purifie

Elle détruit et recycle les globules rouges usés, le fer sert à nouveau à la production d’hémoglobine).

Comme le foie, la rate fait aussi office de réserve de sang pour l’organisme

Elle stocke les globules rouges et les plaquettes.


Je rappelle que chez le fœtus la rate est le lieu de fabrications des globules blancs, des globules rouges et des plaquettes du sang. Après la naissance, la rate fabrique uniquement les globules blancs (défenses immunitaires).


Il est possible de vivre après une splénectomie (ablation de la rate) car les autres tissus lymphoïdes prennent le relais.


Comment faire pour renforcer les amygdales, le thymus et la rate ?


En réflexologie plantaire c'est très simple grâce au SNA (Système Nerveux Autonome) qui va leur transmettre les informations.


Voyons maintenant



4 / l’appendice :


Il servirait de réservoir pour des bactéries intestinales bénéfiques. Des recherches montrent que l’appendice joue un rôle important dans l’immunité favorisant la concentration de tissus lymphoïdes plus élevés dans le cæcum.


« L'appendice n'est autre qu'un organe lymphoïde secondaire, comme un ganglion lymphatique mais au niveau du côlon »


explique Eric Ogier-Denis, spécialiste de l'inflammation intestinale (Inserm, Paris).


« Il contient 70 % de lymphocytes B immatures, ainsi que des lymphocytes T naïfs qui sont éduqués sur place grâce aux contacts avec des molécules et des micro-organismes présents dans le côlon. »

Bien que le système lymphatique soit bien équipé, il ne suffit pas. Pour avoir une meilleure immunité, nous appelons maintenant les poumons !


5 / Les Poumons :


Le schéma ci-dessous a son importance car il rappelle que la respiration ne se réduit pas à l‘activité des poumons mais que c’est un circuit plus large partant de la cavité nasale allant jusqu’au diaphragme et ceci nous intéresse aussi car en réflexologie on peut travailler toute partie qui présenterait une déficience.



Le DIAPHRAGME est LE MUSCLE RESPIRATOIRE :

En se contractant, le diaphragme s'abaisse et augmente le volume pulmonaire, l'air s'engouffre dans les alvéoles. En se décontractant, le diaphragme s'élève et diminue le volume pulmonaire, l'air s'échappe des alvéoles vers l'extérieur.

Les muscles secondaires sont les muscles intercostaux, les muscles du cou, les muscles de l'abdomen.

Le Poumon est le premier filtre du corps car il sert d’intermédiaire entre l’environnement extérieur et l’organisme.


Le Poumon en énergétique chinoise a un rôle de « 1er Ministre», chargé de la régulation générale de l’organisme. Je développerai tout ceci dans un autre article pour ne pas tout mélanger.

Ici nous considérons uniquement son action immunitaire.

Poursuivons par le système digestif avec un focus sur



6 / Le Foie


Le foie assure les fonctions d’épuration, de production, de régulation, de stockage, de digestion.


Ici nous retiendrons que le foie est un véritable filtre qui récupère et élimine de nombreuses toxines. Ceci est possible car le foie comporte environ 10 milliards de lymphocytes issus du système immunitaire inné et acquis.


Il faut noter également que le foie est constitué à 30% de cellules de Küpfer que l’on retrouve dans les capillaires qui irriguent et drainent le foie. Ces cellules possèdent des capacités macrophages (absorption et digestion des corps étrangers).




7 / L’intestin grêle et le côlon

Ils ont également leur mot à dire en termes d’immunité.


Petit rappel avant de rentrer dans les détails, l’intérieur de notre système digestif est recouvert d’un tissu cellulaire appelé l’épithélium. L’épithélium représente une surface d’environ 300 m2 (la peau représente environ 1,5 m2). Le tube digestif est donc la plus grande surface de notre organisme en contact avec le milieu extérieur (bol alimentaire et nombreux micro-organismes). Le tube digestif est également une zone de contact avec l'extérieur étant ouvert à ses deux extrémités.

Bonus : on retrouve dans le système digestif les mêmes cellules immunitaires qu'au niveau de la peau qui est notre 1ère protection !

Ne nous égarons pas et enchaînons avec la spécificité du système immunitaire de notre tube digestif qui tient aux relations étroites qu'il a avec les micro-organismes (au moins 500 types différents) qui composent notre flore intestinale : les fameux probiotiques.


Le système digestif possède son propre système de défense qui est localisé dans la paroi de l’intestin, dans des zones spécifiques intitulées plaques de Peyer, qui sont des ganglions lymphatiques riches en lymphocytes T. Tient revoilà notre amie la lymphe…

Ces bactéries sont peu nombreuses au niveau de l'estomac car elles sont détruites par l’acide chlorhydrique présent dans l’estomac. Leur nombre augmente dans la partie basse de l'intestin et est très important dans le colon où elles trouvent des conditions favorables à leur implantation. On estime le nombre de ces bactéries à 100 000 milliards, elles sont ainsi 10 fois plus nombreuses que l'ensemble des cellules de l'organisme.

Avec une telle armée d’antigènes, nous sommes bien défendus !!!

Et le meilleur pour la fin :




8/ La moelle osseuse rouge


Elle est localisée principalement au niveau du sternum et du bassin à l’âge adulte, chez l’enfant elle est présente dans l’ensemble des os du corps.


Elle est l’unique productrice de cellules sanguines contenant à la fois :

- Les globules rouges transportent l’oxygène des poumons vers les organes,

- Les plaquettes permettent la coagulation du sang et limitent ainsi les saignements,

- Les globules blancs nous défendent contre les infections.


A noter qu’il y a plusieurs types de globules blancs : les lymphocytes, les neutrophiles et les monocytes qui combattent bactéries, virus ou champignons pour détruire ces infections.


Quant aux éosinophiles et aux basophiles, elles réagissent aux allergènes qui peuvent également envahir le corps mais également servent à la défense contre les parasites.


La moelle osseuse doit produire des cellules sanguines en permanence car les globules rouges vivent environ 120 jours et les plaquettes seulement de 8 à 10 jours. Quant aux globules blancs, certains ont une durée de vie de quelques heures tandis que d’autres travaillent de nombreuses années.


Au total, la moelle osseuse produit chaque jour environ 1000 milliards de cellules sanguines.



Lymphe, ganglions lymphatiques, amygdales, thymus, rate, appendice, poumons et diaphragme, le système digestif et la moelle osseuse rouge forment une équipe qui gagne contre les bactéries et les microbes !!!

Comment la réflexologie peut renforcer votre immunité ?


Pour ce faire, il faut :

- Détendre le diaphragme pour permettre de meilleurs échanges gazeux et diminuer considérablement le niveau de stress

- Mobiliser la cheville pour favoriser le montée de la lymphe au niveau des membres inférieur et une bonne irrigation, libérer également le bassin,

- Dynamiser l'ensemble du système lymphatique (lymphe générale et ganglions)

- Stimuler les poumons et vérifier la fluidité du système respiratoire

- Vérifier les zones de l’intestin grêle et du côlon, importants dans l’immunité car nous savons que les bactéries se développent d’abord dans la sphère digestive. Vérifier également ces zones car les muqueuses des organes digestifs sont tapissées de tissus conjonctifs riches en anti-corps.

- Stimuler le Foie car il va reprendre son travail de production de cellules immunitaires.

- Les émonctoire (organes d'élimination) seront à vérifier également.





Après ce soin complet, vous êtes tout d'abord très détendu.e - quel bénéfice par rapport au stress ! - vous vous sentez également tout.e léger.e, votre organisme travaille activement à son nettoyage (beaucoup de toxines seront éliminées dans les 24 heures) et votre vitalité se renforce car l'ensemble de votre système hormonal, qui protège l'organisme, est mobilisé pour faire les réajustements utiles et créer pour votre organisme le meilleur équilibre possible.


Ce soin s'accompagne d'une bonne hydratation, d'une alimentation équilibrée et d'une activité physique raisonnable et régulière (ne pas faire de sport le jour du soin, laissez passer 24 ou 48 h).


Le corps a un potentiel phénoménal, il faut l'écouter, le comprendre et en prendre soin : il vous portera loin et bien.


Prenez soi de vous, la réflexologie vous y aidera !




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